La basse vision : mieux comprendre

 

Il est important de différencier :

  • la cécité clinique, qui décrit une destruction de tout ou partie des organes visuels entrainant une perte totale de la vision
  • la cécité légale, qui définit un seuil de performances visuelles qui permet une prise en charge orthoptique
  • la malvoyance, les personnes malvoyantes ont une vision fonctionnelle qu’il est possible de réadapter

L’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé, classe les déficiences visuelles selon deux critères qui évaluent la performance visuelle :

  • L’acuité visuelle : c’est la capacité à voir distinctement les détails d’un objet que l’on regarde. C’est-à-dire, la capacité à voir net à une distance donnée : fonction utile pour lire et réaliser des activités de précision. Elle se mesure en 10ème : 14/10° indique une très bonne acuité visuelle, moins de 3/10°avec une correction optique est considéré comme une « déficience visuelle »
  • Le champ visuel : il se caractérise par l’étendue du champ de vision autour de l’objet regardé. Il se mesure en degré, normalement le champ commun aux deux yeux s’étend sur 180° de large et 130° verticalement. Voir l'illustration ci-dessous.

vision prériphérique du cerveau

Illustration www.guide-vue.fr

Classement OMS des déficiences visuelles

tableau classement OMS des déficiences visuelles

 

CLD = Compte Les Doigts

Historique de la basse vision :

Pour mieux comprendre la basse vision aussi appelée malvoyance, il est utile de relater l’historique. Ce concept arrive en France fin des années 80 début des années 90, des USA, du Canada et du Nord de l’Europe : la Scandinavie.
Jusque là, les déficients visuels étaient associés à des personnes non voyantes.
Le potentiel visuel correspondant à ce qu’il leur restait de vision, appelé « résidu visuel » ou « reste visuel » n’était pas exploité : l'usage était d'aveugliser les patients, c'est à dire de masquer leurs yeux pour les aider dans l'apprentissage du braille... Aujourd'hui, l'objectif est de rendre utile et fonctionnelle la partie du champ de vision qui reste exploitable. 
Le concept arrive avec le potentiel visuel appelé vision fonctionnelle. Ce concept se développe au début des années 1990 avec des patients lourdement atteints ayant une vision fonctionnelle très faible. Sur une période d’à peine 20 ans le concept qui arrive de l’étranger, est énormément développé en France. En effet, à une organisation de soin scandinave, on y rajoute une approche rééducative des orthoptistes et on en arrive au concept actuel de basse vision.

La déficience visuelle va engendrer une incapacité du déficient visuel à réaliser certaines tâches. Mais à déficiences identiques et incapacités identiques, deux personnes peuvent avoir des comportements différents, l’un utilisant au maximum ses capacités et sa vision fonctionnelle, l’autre les sous-utilisant.
Afin que les déficients visuels utilisent au mieux leur vision fonctionnelle, une réadaptation est nécessaire. Ce sont les possibilités visuelles de la personne et ses possibilités d’utilisation des sens compensatoires qui définiront le type de réadaptation.
 

 

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Cet article a été rédigé par Le comité éditorial et mis à jour le 19/06/2012.